Alors, comment ça se passe : dessiner à l’ordinateur ou à la main ?
Que penserais-tu si, à l’avenir, les œuvres d’art n’étaient plus que numériques ?
Sans aucun doute, l’ordinateur est un outil très utile qui nous inspire beaucoup pour les portraits. Mais alors, pourquoi ne proposons-nous pas de portraits numériques ?
Mes tentatives pour créer une start-up prospère
Ma première start-up : ma propre interprétation d’œuvres célèbres
Dans ma jeunesse, j’adorais des œuvres célèbres comme ABC, XYZ… Pour être plus précis, je les réinterprétais à ma façon et les vendais à bas prix. Tout a commencé par passion, mais après ma première vente, j’ai réalisé d’autres dessins, les ai argentés et ai pu tenir jusqu’à mon deuxième examen d’entrée à l’université. Malheureusement, la start-up a échoué par la suite.
Ma deuxième start-up : la redéfinition numérique !
J’ai remarqué qu’il y avait beaucoup de concurrents qui n’avaient pas besoin de dessiner eux-mêmes. Ils s’en tiraient facilement en imprimant simplement des tableaux à très bas prix. J’ai voulu suivre la tendance et j’ai lancé ma deuxième start-up. Pour cela, j’ai utilisé différents logiciels pour retoucher et imprimer les images, mais là encore, le succès n’a pas été au rendez-vous.
La troisième start-up : précurseur des mèmes*
Un jour, un vieil ami est venu me voir et m’a demandé : « Tu es artiste, tu ne pourrais pas intégrer numériquement mon visage dans une œuvre célèbre ? ». J’ai accepté la commande et le résultat était si réussi que de nombreux amis lui ont également confié diverses missions. Je devais, entre autres, intégrer numériquement leurs visages dans des animaux, des publicités d’entreprise ou des logos. Au début, c’était vraiment intéressant et représentait une nouveauté pour moi, et j’ai eu pas mal de succès. Mais peu à peu, c’est devenu très ennuyeux, car je faisais toujours à peu près la même chose. Pour moi, ce modèle n’avait aucun avenir et, à mes yeux, ce n’était pas de l’art à proprement parler.
Peu de temps après, de nombreux concurrents ont fait leur apparition et ont considérablement fait chuter les prix du marché, si bien que j’ai échoué une fois de plus, sans un centime en poche.
Des années difficiles à l’université
Pendant mes deuxième, troisième et quatrième tentatives de créer une start-up, j’étais toujours en train d’étudier et de nombreux autres obstacles se sont dressés sur mon chemin, sans pour autant me faciliter la tâche. J’ai notamment dû faire face à des frais de scolarité extrêmement élevés et à d’autres dépenses, comme les frais informatiques et le matériel de modélisme. Au Vietnam, les possibilités d’aide financière sont rares, voire inexistantes. Tous les étudiants doivent assumer eux-mêmes leurs frais. Après deux années d’études, j’ai reçu un rappel de l’université pour le paiement des frais de scolarité. Si je ne payais pas, je serais exclu.
Le chemin de retour vers l’art authentique
Triste, je me suis promené dans la vieille ville de Hanoï, dans le quartier où de nombreux artistes travaillent dans la rue et interagissent avec les touristes. J’y ai vu un artiste âgé dessiner le portrait d’un chien décédé pour l’un de ses visiteurs. Il avait l’air très serein et satisfait. J’ai aussi remarqué à quel point ses dessins rendaient heureux de nombreux visiteurs. La plus belle récompense que l’on puisse recevoir, c’est la joie dans les visages, et cette expression est inestimable. La rétribution pour les efforts et le travail acharné vient ensuite, en partageant ce message. Le vieil homme avait raison et, très probablement, la peinture lui suffisait aussi à subvenir à ses besoins. J’ai repensé au portrait du chien disparu que j’avais dessiné pour ma petite amie et à quel point il l’avait rendue heureuse.
Quatrième start-up : - Une œuvre d’art authentique - avec de vraies émotions
Avec ma petite amie Hoa, j’ai tenté une nouvelle fois, et cette fois-ci avec un succès relatif ! L’argent que nous avons gagné en dessinant des portraits nous a permis de tenir jusqu’au diplôme pendant les dernières années difficiles à l’université. Nous avons ensuite fondé une petite entreprise au Vietnam, spécialisée dans la peinture de portraits de personnes et d’animaux. Nous avons pu nous démarquer de nos concurrents car nous créions des œuvres d’art à partir de nombreuses personnes ou de modèles, et nous pouvions également créer de nouvelles œuvres à partir d’anciens modèles. Après notre départ pour l’Allemagne, nos sœurs sont restées pour reprendre l’entreprise au Vietnam. Dans le prochain article de blog, vous découvrirez comment nous avons continué notre parcours en Allemagne, alors, restez à l’écoute.
Pour moi, la peinture à la main est plus importante que celle réalisée à l’ordinateur. Qu’en penses-tu ? Dessiner au crayon ou à la souris ? Copier ou créer ? N’hésite pas à nous envoyer un message.